Neuilly-sur-Seine, le 06 octobre 2026 - Cushman & Wakefield, leader mondial de l’immobilier d’entreprise, tire ses premières analyses de la publication des chiffres du marché pour le 3ème trimestre 2026.
Marché locatif Bureaux Île-de-France
La demande placée recule de 14 % sur les neuf premiers mois de l’année
À fin septembre 2026, 1,05 million de m² de bureaux ont été commercialisés en Île-de-France, soit un recul de 14 % par rapport aux neuf premiers mois de 2025 et un volume le plus faible depuis la période post-covid. Après le léger rebond observé au deuxième trimestre, le troisième trimestre repart à la baisse avec 313 900 m² placés (-18 % vs T2 2026). L’activité reste donc contenue, dans un environnement toujours marqué par la prudence des entreprises soumises à contexte international et national de plus en plus chaotique.Les grandes surfaces demeurent en net retrait
Le recul touche l’ensemble des segments, mais s’accentue avec la taille des opérations : -5 % pour les surfaces de moins de 1 000 m², -11 % pour le mid-market (1 000 à 5 000 m²) et -30 % pour les transactions supérieures à 5 000 m². Seulement 19 grandes transactions ont été recensées depuis le début de l’année, contre 31 un an plus tôt, ce qui continue de peser fortement sur le volume global.Paris résiste mieux, La Défense confirme son redressement
Paris totalise 491 230 m² placés depuis janvier, en baisse de 7 % sur un an, un recul moins marqué que celui observé à l’échelle francilienne (-14 %). Cette évolution masque toutefois de fortes disparités. Paris Centre Ouest recule de 8 %, dont -10 % dans le Quartier Central des Affaires. Les marchés de Paris Nord Est sont davantage affectés, avec une baisse de 33 %. À l’inverse, Paris Sud progresse de 33 %, notamment grâce à la forte activité enregistrée dans les 12e et 13e arrondissements, où la demande placée augmente de 164 % sur un an.
En périphérie, La Défense poursuit son redressement avec 120 500 m² placés (+25 %), grâce à la concrétisation de quatre grandes transactions, alors que le Croissant Ouest recule de 22 %. Le reste de la Première Périphérie affiche une baisse plus marquée (-54 %), tandis que la Deuxième Périphérie progresse de 35 %, soutenue notamment par deux grandes transactions à Saint-Quentin-en-Yvelines et en Deuxième Couronne Sud
Une offre proche de 6,6 millions de m², désormais stable sur un trimestre
L’offre immédiate atteint 6,59 millions de m² à fin septembre, en hausse de 8 % sur un an mais quasiment stable par rapport à fin juin. Le taux de vacance francilien s’établit à 11,2 %, stable sur trois mois mais encore supérieur aux 10,5 % enregistrés un an plus tôt.La progression annuelle reste principalement portée par Paris, où les disponibilités atteignent 1,578 million de m², soit +23 % sur un an. Dans le QCA, elles progressent de 36 %, à 487 000 m², portant le taux de vacance à 6,9 %, contre 5,1 % un an plus tôt.
La Défense fait figure d’exception avec une offre en baisse de 10 % sur un an, à 516 000 m², même si le taux de vacance demeure élevé à 14,4 %.
Les loyers prime résistent sur les meilleurs actifs
Les valeurs prime évoluent peu au troisième trimestre et se maintiennent sur les localisations les plus recherchées. Le loyer prime du Paris QCA reste à 1 250 €/m²/an, stable par rapport au trimestre précédent et en hausse de 4 % sur un an. Le marché demeure cependant très polarisé entre actifs prime, qui préservent leurs valeurs faciales, et immeubles plus standards ou situés dans les secteurs les plus offreurs, où les marges de négociation restent importantes.« À fin septembre, le marché francilien reste pénalisé par le manque de grandes transactions, dont le volume recule de près de 30 % sur un an. La stabilisation de l’offre au troisième trimestre et le recul des disponibilités à La Défense constituent néanmoins des signaux à suivre. Le marché reste très polarisé : les entreprises privilégient les immeubles les plus qualitatifs et les mieux localisés, tandis que les actifs plus standards évoluent dans un environnement beaucoup plus concurrentiel. » déclare Olivier Taupin, Head of Agency Office & Industrial France
Marché de l’investissement en France
L’investissement immobilier d’entreprise en France s’établit à 3,4 Mds€ au T3 2026, portant le cumul des neuf premiers mois à 10,3 Mds€.Un troisième trimestre porté par les bureaux
Le marché de l’investissement immobilier d’entreprise en France totalise 3,4 Mds€ au T3 2026, après 2,01 Mds€ au T1 2026 et 4,82 Mds€ au T2 2026 (exceptionnellement soutenus par une cession de portefeuille). Sur les neuf premiers mois de l’année, les volumes engagés s’établissent à 10,3 Mds€, à comparer à 8,8 Mds€ sur les trois premiers trimestres de 2025. Cette évolution globale masque des trajectoires fortement différenciées selon les classes d’actifs.
Les bureaux concentrent la dynamique alors que la logistique et les commerces affichent des profils contrastés
- Les bureaux clôturent les neufs premiers mois de l’année en hausse de 3 % avec 4,13 Mds€ contre 4 Mds€ un an plus tôt. La typologie concentre 40% des capitaux engagés. La transaction la plus significative est l’acquisition de Capital 8 (45 100 m², dans le QCA) par Pontegadea auprès d’Invesco pour près de 875 M€.
Depuis le début de l’année, les bureaux en Île-de-France captent 88 % (3,63 Mds€) des volumes de la classe d’actif, une part en hausse par rapport à 2025 (82 % en 2025). Le QCA concentre à lui seul 2,02 Mds€, soit 49 % des engagements de la classe d'actifs. Les régions clôturent les neuf premiers mois de l’année à 524 M€.
- Au T3, les commerces affichent une dynamique en léger retrait par rapport aux trimestres précédents avec 558 M€ engagés pour 16,5 % des volumes du trimestre. Au total, ce sont 2,38 Mds€ qui sont engagés dans la typologie contre 2,32 Mds€ un an plus tôt, une progression de 3 %.
- Le secteur de la logistique clôture le troisième trimestre à 518 M€, à un niveau similaire par rapport à l’activité un an plus tôt (541 M€). En revanche, sur les trois premiers trimestres, l’activité est en recul de 47 % (vs 2 Mds€ un an plus tôt). Le trimestre s’illustre avec la transaction de Morgan Stanley qui acquiert auprès de Hines cinq plateformes logistiques (160 000 m²) pour 110 M€. Clarion Partners Europe signe une plateforme de 116 800 m² à Saint-Sauveur (Hauts-de-France) auprès d’ESR Europe.